Un an après la libération d’Assange, nous avons organisé un nouveau rassemblement. Comme à chaque rassemblement, nous avons distribué un tract dont voici le texte.
Depuis un an, le journaliste, fondateur de WikiLeaks, Julian Assange est libre !
Pendant 273 semaines, le comité Free.Assange.Belgium a organisé des rassemblements pour informer le grand public et rappeler que les États-Unis s’acharnaient sur Assange parce qu’il avait révélé, entre autre, certains de leurs crimes de guerre.
Pendant toutes ces semaines, nous avons voulu montrer l’importance de l’information pour être des acteurs de nos sociétés, pour ne pas être manipulés.
La mobilisation internationale a porté ses fruits et a contribué à la libération d’Assange.
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– Réflexion un an après la libération d’Assange –
Un an déjà, mais nous n’oublions pas que les États-Unis ont condamné Assange pour avoir publié des documents qu’ils voulaient garder secrets, ni que pour cela, ils ont détourné une loi afin d’assimiler le travail de journalisme à de l’espionnage (Espionage Act). Pourtant, leur Constitution dans son premier amendement garantit la liberté de la presse.
Assange a souligné cette contradiction.
Aux États-Unis, des personnes luttent pour faire changer la loi sur l’espionnage, pour qu’elle ne puisse plus jamais être utilisée contre des lanceurs d’alerte ou des journalistes.
Depuis un an, Assange réapprend à vivre, un processus que l’on sait long et difficile.
En octobre 24, il a pu témoigner de son incarcération devant le Conseil de l’Europe qui l’a reconnu comme prisonnier politique.
En mai 25, il est allé au festival de Cannes présenter un documentaire de Eugene Jarecki sur sa vie. A cette occasion, il portait un t-shirt sur lequel étaient écrits 4986 noms d’enfants de moins de 5 ans tués par l’armée israélienne à Gaza.
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Aujourd’hui, les journalistes qui paient le prix le plus élevé sont les courageux journalistes qui travaillent à Gaza et en Cisjordanie. Leur veste et casque supposés les protéger, les désignent comme cibles. Si l’assassinat de journalistes n’est pas plus scandaleux que celui de milliers d’enfants, femmes et hommes à Gaza, on peut dire qu’en ciblant ceux qui portent les brassards « Presse », l’État génocidaire israélien montre au monde son vrai visage de terroriste et aussi sa volonté de cacher la vérité. Comme les journalistes étrangers ne peuvent pas entrer à Gaza, seul l’agresseur, l’État sioniste, a le monopole de l’information, via des communiqués de l’armée.
La liberté de la presse est une des libertés fondamentales inscrites dans la Constitution de nombreux pays du monde. Et pourtant, partout dans le monde, les journalistes qui font consciencieusement leur travail, qui informent les populations, qui disent les crimes de guerre, sont ciblés par ceux qui veulent que les populations soient dans l’ignorance.
– Pour certains dirigeants politiques, pour la classe politique européenne, le journalisme est devenu un crime.
– Pour nous, le journalisme ne sera jamais un crime et nous continuerons à nous battre pour défendre notre droit à l’information.



