Deux années hors de Belmarsh, enfin avec sa famille.
Deux années, mais nous n’oublions pas.
« Les peuples n’aiment pas la guerre,
il faut leur mentir pour les y entraîner… »
– Julian Assange
Les puissants, politiques et entrepreneurs, se sont acquis pour propager leurs mensonges un allié de taille: les médias.
Pendant des années, nous nous sommes battus pour que Julian Assange soit libéré et il y a deux ans ce fut le cas. Il a aujourd’hui retrouvé sa famille et la riche nature de son pays, l’Australie.
L’homme est libre mais le combat n’est pas fini car, emblématique du journalisme scientifique, le fondateur de WikiLeaks a été accusé et condamné par les États-Unis en relation avec leur loi sur l’Espionnage de 1917. Les journalistes ne peuvent être considérés comme des espions alors même qu’ils informent les peuples en se
basant sur des documents authentiques. S’ils reçoivent de tels documents de lanceurs d’alerte, ils ont le devoir d’en informer les populations. C’est ce que devrait être l’information. Se sentant menacés par la révélation de leur crimes, les dirigeants
veulent mettre la presse au pas, utilisant la menace, l’emprisonnement, l’assassinat.
Assange a été privé de liberté pendant 14 ans pour le faire taire mais aussi pour menacer tous les autres journalistes qui comme lui oseraient dire la vérité sur le pouvoir, sur les guerres.
Depuis la libération d’Assange, le 25 juin 2024, Israël a porté à un niveau plus élevé encore la volonté de faire taire la vérité en assassinant de façon ciblée plus de 300 journalistes qui voulaient faire connaître le génocide à Gaza. Israël a continué au Liban,
assassinant là aussi les journalistes honnêtes qui faisaient simplement leur travail d’information.
L’Europe n’est pas en reste, privant certains journalistes de leurs droits, les faisant aussi passer pour des espions. C’est le cas par exemple de Hüseyin Doğru, un journaliste allemand privé de tous ses droits civiques pour avoir informé sur la Palestine et les
manifestations de soutien. Le but est non seulement d’empêcher les peuples de connaître
les crimes de guerre, les malversations et la corruption mais aussi, grâce à une presse soumise, de les mettre en condition d’accepter une militarisation qui ne sert que les
marchands d’armes.
Ces médias aux ordres se chargent de propager la peur censée amener la population à accepter l’idée d’une montée du risque de guerre et donc de la nécessité de s’armer.
L’État peut alors, croient-ils, utiliser pour la « défense » l’argent qui devrait servir à améliorer des secteurs essentiels comme les services publics, l’enseignement, la santé, la justice, les transports…
Comme comité Free.Assange.Belgium, nous ne cesserons de faire en sorte que le droit des peuples d’être informés soit défendu et que le journalisme ne soit pas considéré comme un crime lorsqu’il révèle aux peuples les crimes des puissants.
Les journalistes doivent pouvoir montrer les faits et ne pas être
punis pour cela.
Nous avons besoin d’une information juste et montrant les faits
pour appréhender le monde et y agir.
Nous refusons la presse aux ordres et suiviste.
Comité Free.Assange.Belgium

