Le 5 avril 2010,
WikiLeaks publiait la vidéo « Collateral Murder »
qui révèle des crimes de guerre commis par les Etats-Unis en Irak.
Il y a maintenant 16 ans.
C’est pour avoir publié de tels documents – montrant la réalité de la guerre, les attaques contre des populations civiles – que Julian Assange a été privé de liberté pendant 14 années.
C’est notamment la publication d’un tel document que les Etats-Unis ont assimilé à de l’espionnage.
La publication d’un tel document, un document dans lequel l’armée qui agresse filme elle-même un crime de guerre que ses soldats sont en train de commettre aurait du constituer une preuve.
Ce document a été transmis par une courageuse lanceuse d’alerte qui savait ce document une preuve de crime de guerre.
Cela aurait du être jugé devant un tribunal, un tribunal aurait du reconnaître qu’il s’agissait bien d’une preuve. Les assassins auraient pu alors être condamnés.
Mais c’est la lanceuse d’alerte Chelsea Manning et le journaliste Julian Assange qui ont été jetés en prison !
Jamais « Collateral Murder » n’a été cité devant un tribunal…
« Collateral Murder » reste cependant un tournant dans le journalisme.
Cependant les crimes continuent, les crimes de l’armée des Etats-Unis, les crimes de l’armée d’Israël.
Les journalistes paient le prix fort, réduits au silence, assassinés.
Les bombes, les drones continuent de semer la mort.
L’impunité envers les assassinats de journalistes doit cesser.
Actuellement, neuf meurtres de journalistes sur dix restent impunis.
Pour agir, nous devons être informés.
